Le Réseau des ONG de défense des droits des déplacés internes en RDC (RODDI-RDC) appelle à une mobilisation en faveur de milliers d’enfants dont la scolarité risque d’être compromise par les conséquences des déplacements liés aux violences.
Pour ces enfants, la rentrée ne se résume pas à la préparation des fournitures scolaires. Beaucoup vivent dans des conditions précaires, après avoir quitté leurs localités d’origine pour chercher refuge dans des zones considérées comme plus sûres.
L’accès à l’école devient alors un véritable défi. Les familles déplacées doivent souvent faire face à plusieurs priorités en même temps : se nourrir, trouver un logement, accéder aux soins et assurer la scolarisation des enfants.
Le problème est particulièrement préoccupant dans les zones touchées par les conflits, où les infrastructures scolaires peuvent elles-mêmes être endommagées, occupées ou difficilement accessibles.
Face à cette situation, le RODDI-RDC plaide pour des mesures spécifiques permettant aux enfants déplacés de reprendre les cours dans de bonnes conditions. L'organisation estime notamment nécessaire de renforcer l'accompagnement destiné à ces élèves afin d'éviter qu'ils ne soient durablement exclus du système éducatif.
Cette préoccupation intervient alors que le gouvernement congolais prépare officiellement une rentrée scolaire annoncée comme apaisée, effective et inclusive, avec une attention particulière portée aux enfants vivant dans des zones affectées par les crises.
L’enjeu dépasse donc la seule rentrée de septembre. Pour les enfants déplacés, retrouver le chemin de l’école représente également une étape importante vers la stabilité, la protection et la reconstruction de leur avenir.