Selon l’Union africaine, cette rencontre doit notamment permettre de réfléchir à la manière de rendre plus efficaces les instruments continentaux de prévention, de médiation et de règlement des conflits.
Le rendez-vous intervient dans un contexte marqué par plusieurs foyers de tension. Les conflits dans l’Est de la RDC, la guerre au Soudan, l’instabilité au Sahel et différentes crises politiques continuent de mettre à l’épreuve les mécanismes africains de paix et de sécurité.
Pour l’Union africaine, l’enjeu n’est plus seulement de réagir lorsque les conflits ont déjà éclaté. Il s’agit également de renforcer les capacités d’anticipation, d’identifier rapidement les signes de détérioration d’une situation et de pouvoir déployer des mécanismes de médiation avant l’escalade.
La crise congolaise occupe une place particulière dans cette réflexion. L’UA travaille déjà à travers un dispositif de facilitation destiné à accompagner les efforts de paix dans l’Est de la RDC. Une feuille de route couvrant la période de juillet à décembre 2026 prévoit notamment des actions dans les domaines politique, sécuritaire, humanitaire et économique.
Le sommet de Luanda pourrait ainsi constituer une nouvelle étape dans la recherche d’une réponse africaine aux crises du continent. Mais au-delà des déclarations politiques, la question centrale restera celle de la mise en œuvre effective des décisions prises.
Pour les populations confrontées aux conflits, l’attente est simple : que les initiatives diplomatiques produisent enfin des résultats visibles sur le terrain.
À Luanda, l’Union africaine devra donc démontrer sa capacité à passer des engagements à l’action.