Le département américain du Trésor a annoncé des mesures contre 60 personnes, entités et navires liés à l’Iran. Washington cherche ainsi à accentuer la pression économique sur Téhéran, notamment à travers ses réseaux commerciaux et financiers.
En réaction, les autorités iraniennes ont promis de répondre à ce qu’elles considèrent comme une nouvelle offensive économique américaine. Des responsables iraniens ont notamment averti que toute mesure menaçant les intérêts du pays pourrait entraîner une riposte.
Cette nouvelle confrontation intervient alors que la situation autour du détroit d’Ormuz reste particulièrement sensible. Le passage constitue un axe essentiel pour le transport mondial d’hydrocarbures et toute perturbation prolongée pourrait avoir des conséquences sur les marchés énergétiques.
Sur les marchés, le pétrole a pourtant reculé mardi. Le Brent s’échangeait autour de 89,21 dollars le baril, tandis que le WTI se situait autour de 82,17 dollars, les investisseurs estimant que le virage vers la pression économique pourrait limiter, à court terme, le risque d’une nouvelle escalade militaire.
Mais les tensions restent élevées. L’Iran conserve la capacité de perturber le trafic maritime dans la région, tandis que Washington cherche à isoler davantage son adversaire.
Entre sanctions, menaces de représailles et tensions autour du détroit d’Ormuz, le bras de fer Washington-Téhéran reste l’un des principaux risques géopolitiques pour l’économie mondiale.