Selon les dernières données disponibles de l’UNICEF, 795 000 enfants sont actuellement privés d’éducation dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Ce chiffre est lié notamment à la fermeture, aux dommages, à la destruction ou à l’occupation de certaines écoles comme abris. Plus de 2 500 écoles et espaces d’apprentissage ont été concernés depuis le début de l’année.
Cette situation constitue un nouveau coup dur pour les enfants vivant dans les territoires affectés par l’insécurité. La fermeture des établissements prive les élèves non seulement des enseignements, mais aussi d’un environnement structuré et sécurisé indispensable à leur développement.
Dans certaines zones contrôlées par les groupes armés, la situation demeure particulièrement préoccupante. Toutefois, des établissements ont rouvert dans certaines parties du Nord-Kivu et du Sud-Kivu malgré le contexte sécuritaire, selon des informations rapportées début septembre.
La rentrée scolaire intervient également dans un contexte sanitaire difficile. En Ituri, où sévit une importante épidémie d’Ebola, les autorités ont finalement maintenu l’ouverture des écoles, avec des mesures d’hygiène renforcées.
Au-delà des chiffres, cette crise pose une question majeure : comment garantir le droit à l’éducation à des centaines de milliers d’enfants lorsque les établissements scolaires sont fermés, endommagés ou situés dans des zones d’insécurité ?
Les autorités congolaises et leurs partenaires humanitaires sont ainsi confrontés à l’urgence de sécuriser les écoles, réhabiliter les infrastructures endommagées et mettre en place des solutions alternatives pour éviter que toute une génération d’enfants ne soit durablement éloignée du système éducatif.
À l’échelle nationale, près de 31 millions d’élèves étaient attendus pour la rentrée scolaire 2026-2027.