Donald Trump a insisté sur son souhait de voir le conflit ukrainien prendre fin le plus rapidement possible. Pour le président américain, un règlement du conflit pourrait également ouvrir la voie à une restauration complète des relations entre les États-Unis et la Russie, notamment dans les domaines économique et commercial.
Trump souhaiterait par ailleurs parvenir à une avancée diplomatique avant la fin de son mandat.
Cette conversation intervient quelques jours après les déplacements à Moscou et à Kyiv des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, chargés de relancer les négociations sur la guerre.
Les deux dirigeants ont évalué positivement les résultats de ces discussions. Poutine aurait également présenté à Trump son analyse de la situation sur le champ de bataille et exposé, selon le Kremlin, les mesures que Washington pourrait prendre pour contribuer à mettre fin aux hostilités.
Cependant, aucune percée majeure n'a été annoncée à l'issue de ces démarches diplomatiques. Les divergences entre Moscou et Kyiv restent importantes, notamment sur les questions territoriales et les conditions d'un éventuel règlement.
Au cours de l'entretien, Vladimir Poutine aurait également assuré à Donald Trump que la Russie n'avait pas de projet agressif à l'égard de l'Europe.
Cette déclaration intervient alors que plusieurs pays européens accusent Moscou de mener ou de soutenir des opérations de déstabilisation sur le continent. Le Kremlin rejette ces accusations.
La question des prisonniers également évoquée
Les deux présidents ont aussi convenu de poursuivre les échanges de prisonniers, tout en décidant de maintenir leur communication et de se reparler par téléphone si nécessaire.
Cette conversation constitue une nouvelle tentative de Washington pour rapprocher Moscou et Kyiv après plusieurs mois de négociations difficiles.
Si les deux dirigeants semblent vouloir maintenir le dialogue, aucun accord de paix n'a été conclu à ce stade. La prochaine étape dépendra notamment de la capacité des États-Unis, de la Russie et de l'Ukraine à réduire leurs divergences sur les conditions d'un cessez-le-feu et d'un règlement durable.