Dans un communiqué rendu public lundi 24 août, Kinshasa accuse les Forces de défense rwandaises et l’AFC/M23 d’être impliquées dans de graves violations des droits humains et du droit international humanitaire. Les faits dénoncés comprennent notamment des exécutions sommaires, des violences sexuelles, des tortures, des enlèvements ainsi que des recrutements forcés.
Le gouvernement congolais évoque également des atteintes aux biens et aux infrastructures civiles. Des sources congolaises font état de pillages et de pressions exercées sur les populations dans plusieurs zones affectées par le conflit. Ces accusations interviennent alors que les négociations destinées à mettre fin aux hostilités se poursuivent difficilement.
La situation est d’autant plus préoccupante que l’AFC/M23 maintient son emprise sur d’importantes portions du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Parallèlement aux discussions diplomatiques, le mouvement continue de mettre en place des structures administratives dans les territoires qu’il contrôle.
Kinshasa affirme vouloir documenter les violations dénoncées et engager des poursuites contre leurs auteurs. Le gouvernement estime que ces actes constituent également une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
Ces nouvelles accusations interviennent à quelques jours du sommet extraordinaire de l’Union africaine prévu à Luanda, où la prévention et la résolution des conflits africains seront au cœur des discussions. La crise dans l’Est de la RDC devrait figurer parmi les dossiers majeurs examinés par les dirigeants africains.
Le défi reste désormais de transformer les initiatives diplomatiques en mesures concrètes capables de protéger les civils et de ramener durablement la paix dans les territoires affectés.