La recherche, réalisée par Jean-Claude Bokolomba Bonganda, diplômé d’études approfondies en Sciences politiques et administratives, s’intéresse aux facteurs qui freinent le développement de la RDC malgré l’importance de ses potentialités.
Selon le résumé de la thèse, l’étude met notamment en évidence la problématique de la bonne gouvernance de la chose publique et la nécessité de disposer d’une classe politique capable de promouvoir l’intérêt général.
L’auteur estime que le déficit observé dans le fonctionnement de la classe politique congolaise est notamment lié à un manque d’éducation à la citoyenneté et à une crise de la culture politique et du civisme chez plusieurs acteurs.
La recherche défend ainsi l’idée que l’intériorisation des valeurs républicaines, à travers une éducation civique et politique adaptée, pourrait contribuer à améliorer la conscience et l’engagement citoyens des acteurs politiques.
L’étude souligne notamment que le manque de formation civique et morale peut accroître la vulnérabilité des acteurs politiques face à certains antivaleurs, notamment la corruption, le clientélisme et le détournement.
Elle met également l’accent sur l’importance de la connaissance des droits et devoirs constitutionnels. Pour l’auteur, leur assimilation devrait favoriser une participation politique davantage orientée vers le bien-être collectif plutôt que vers les intérêts partisans.
La vulgarisation des textes légaux et l’institutionnalisation de l’éducation à la citoyenneté sont également présentées comme des leviers susceptibles de renforcer la confiance des citoyens envers les institutions.
La thèse préconise une approche large de l’éducation à la citoyenneté, incluant notamment l’éducation scolaire, la vulgarisation, les médias, les réseaux sociaux et les sensibilisations communautaires.
Pour Jean-Claude Bokolomba Bonganda, un encadrement civique soutenu pourrait favoriser l’émergence d’une classe politique plus responsable, éthique, intègre et attachée à l’intérêt supérieur de la nation.
La réflexion s’appuie notamment sur la théorie du contrat social de Thomas Hobbes, mobilisée pour analyser la participation politique et citoyenne ainsi que la question de la souveraineté nationale.
À travers cette recherche, l’auteur entend contribuer au débat sur la transformation de la classe politique congolaise et sur les conditions nécessaires à l’émergence d’une culture politique davantage fondée sur les valeurs républicaines.
La thèse a été réalisée sous la direction du Professeur Jean-Pierre Lotoy Ilango-Banga, promoteur, avec comme co-promoteurs les professeurs Anselme Meya Ngemba et Albert Issa Yuma.