Dans une correspondance datée du 10 août, le Chef de l’État s’est appuyé sur l’article 137 de la Constitution pour demander au Parlement de rouvrir l’examen du texte. Celui-ci avait auparavant été adopté par les institutions parlementaires avant d’être validé par la Cour constitutionnelle le 28 juillet 2026.
Cette démarche intervient alors que la question du référendum alimente depuis plusieurs mois les discussions politiques dans le pays. Une partie de l’opposition et de la société civile redoute que le processus constitutionnel puisse ouvrir la voie à une modification des règles relatives au mandat présidentiel.
Plusieurs organisations de la société civile avaient d’ailleurs récemment appelé le Président de la République à renoncer à cette loi, estimant que le contexte politique ne favorisait pas une telle initiative.
La nouvelle délibération demandée par Félix Tshisekedi devrait donc constituer l’un des dossiers sensibles de la prochaine session parlementaire, dans un contexte politique déjà marqué par des débats sur l’avenir institutionnel du pays.
Christian ZOLA