Les deux pays ont signé, le 21 août 2026 à Kinshasa, deux mémorandums d’entente portant notamment sur la coopération militaire, la formation et le renseignement.
Cette nouvelle entente prévoit notamment une meilleure circulation des informations stratégiques et opérationnelles concernant les mouvements transfrontaliers. Les deux États souhaitent également mettre en place des mécanismes permettant de mieux sécuriser certaines zones considérées comme vulnérables, notamment dans le Nord-Ubangi
Pour Kinshasa et Bangui, cette coopération répond à une réalité régionale : les menaces sécuritaires ne s’arrêtent pas aux frontières nationales. Le partage du renseignement et la coordination entre les forces de défense peuvent donc constituer des outils importants pour anticiper les mouvements de groupes armés et les activités criminelles transfrontalières.
Cette initiative intervient également dans un contexte régional marqué par plusieurs crises sécuritaires. Les deux capitales cherchent ainsi à donner davantage de contenu opérationnel à leur partenariat.
Reste maintenant à savoir comment ces engagements seront traduits sur le terrain. Pour être réellement efficace, la coopération devra dépasser les cérémonies officielles et produire des mécanismes permanents de coordination, d’échange d’informations et de sécurisation des populations vivant le long de la frontière.
Christian ZOLA,