sollicitant une suspension momentanée de sa présence à l’audience afin qu’elle puisse s’occuper de son enfant, présenté comme étant en situation de détresse.
La requête a été formulée par l’équipe de défense de l’artiste au cours de l’audience. Me Jean-Marie Kabengela, avocat de Rebo Tchulo, a notamment fait valoir que l’enfant avait besoin de la présence de sa mère.
Le tribunal exige des éléments de preuve
La demande n’a cependant pas été retenue par la composition. Le capitaine Guy Kwesh, président de la composition, a expliqué que le tribunal ne disposait pas, à ce stade, d’éléments permettant d’établir la situation évoquée par la défense.
« Nous n’avons pas de preuve qu’elle a un enfant en détresse pour aller à son chevet », a déclaré le président de la composition.
Cette décision signifie que la chanteuse doit rester à la disposition de la juridiction pendant la poursuite de l’audience, sauf décision contraire du tribunal.
Une audience suivie avec attention
Le dossier impliquant Rebo Tchulo suscite un intérêt particulier dans l’opinion publique congolaise, notamment en raison de la notoriété de l’artiste. Les débats devant le tribunal militaire de garnison de Kinshasa-Ngaliema sont suivis avec attention par ses proches, ses soutiens et une partie du public.
La demande de la défense concernant son enfant constitue ainsi un nouvel épisode dans cette procédure judiciaire.
Pour l’heure, le tribunal poursuit l’examen de l’affaire. La défense continue, de son côté, à faire valoir les arguments qu’elle estime nécessaires à la protection des intérêts de sa cliente.
À retenir : le tribunal n’a pas rejeté la demande en raison du lien entre la mère et son enfant, mais parce que la défense n’aurait pas fourni, selon le président de la composition, de preuve suffisante établissant l’état de détresse invoqué.