Au cœur des échanges, le ministre gabonais de l'Économie numérique, Mark-Alexandre Doumba, a réaffirmé la volonté de Libreville de bâtir un environnement numérique plus sûr, où innovation technologique et responsabilité des plateformes évoluent de concert.
Cette rencontre intervient quelques mois après les restrictions temporaires imposées à certains réseaux sociaux au Gabon en février 2026. Les autorités et TikTok affichent désormais leur volonté de privilégier le dialogue afin de relever ensemble les défis liés à la désinformation, au cyberharcèlement, aux discours de haine et à la protection des mineurs.
Le gouvernement gabonais considère ces enjeux comme des priorités nationales, estimant que la sécurité numérique est désormais indissociable de la stabilité sociale et de la protection des citoyens.
Au cours de la réunion, TikTok a communiqué plusieurs indicateurs concernant ses activités de modération au Gabon durant le premier trimestre 2026.
Selon la plateforme, 23 504 contenus jugés contraires à ses règles communautaires ont été supprimés. Parmi eux figurent de nombreux contenus à caractère sexuel ainsi que des publications liées à des abus physiques ou sexuels impliquant des mineurs. Par ailleurs, 4 352 comptes gabonais ont été définitivement suspendus pour non-respect des politiques de la plateforme.
Jérémie KUNIMA