Quatre avions de combat Su-30 ont été déployés à Niamey, accompagnés d’un appareil de ravitaillement. Cette opération constitue un changement important dans la politique traditionnelle de l’Algérie, longtemps attachée au principe de non-intervention militaire à l’étranger.
Les autorités algériennes présentent cette décision comme une réponse à la demande des autorités nigériennes et comme un moyen de contribuer à la stabilité du pays.
La tentative de mutinerie avait provoqué des tirs et des mouvements militaires dans plusieurs secteurs de Niamey, notamment autour de l’aéroport et du palais présidentiel. Les autorités nigériennes ont finalement annoncé avoir repris le contrôle de la situation.
Pour Alger, l’enjeu dépasse cependant le seul cadre de la crise nigérienne. L’Algérie cherche à consolider sa position dans le Sahel alors que la région est devenue un espace de compétition entre plusieurs puissances.
Cette nouvelle posture pourrait également renforcer la coopération militaire entre Alger et Niamey, mais elle soulève des questions sur les limites de l’intervention algérienne à l’extérieur de ses frontières.
L’évolution est particulièrement suivie par les pays voisins, alors que le Sahel reste confronté à une forte instabilité politique et sécuritaire.
Christian ZOLA